LE CODE D'ESTHER : ENJEUX ET QUESTIONS

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Aux Dames Sibylle, Marlis et Claudia, en souvenir de la Présence, et de leur secret commun.

 

1. Introduction

Le Code d'Esther de Bernard BENYAMIN et de Yohan PEREZ, édité en 2014 (First), fait écho à la thèse de Moshé KATZ publiée précédemment (2003), et bien connue des milieux rabbiniques.

Résumé

16 octobre 1946. À l’issue du procès de Nuremberg, le dignitaire nazi Julius Streicher monte à l’échafaud. Avant d’être pendu, il lance : « Ce sont les Juifs qui vont être contents ! C’est Pourim 1946 ! » Stupeur dans le monde. Qu’a-t-il voulu dire ? Il est établi que Streicher fait référence à une fête juive qui commémore les événements relatés dans un texte biblique vieux de deux mille ans : le « Livre d’Esther ». Mais sa déclaration n’en demeure pas moins énigmatique.


Ce fait historique avéré est le
 point de départ du Code d’Esther. Une aventure extraordinaire qui va conduire Bernard Benyamin et Yohan Perez de Nuremberg à Jérusalem, et des banques de Zurich à la prison de Landsberg, où Hitler rédigea Mein Kampf. De rencontres en révélations, ils découvriront que le Livre d’Esther recèle un message secret, et qu’il existe entre l’antique royaume perse et l’Allemagne du IIIe Reich des ressemblances défiant la raison.


Cet incroyable scénario, digne des
Aventuriers de l’Arche perdue et de Dan Brown, n’a pourtant rien d’une fiction ; tous les faits relatés dans ce livre sont en effet rigoureusement authentiques. Pour percer le « Code d’Esther », Bernard Benyamin et Yohan Perez ont mené une longue enquête, interrogé de nombreux érudits juifs et historiens. Au terme de leurs investigations, ils lèvent ici le voile sur la prophétie la plus troublante du XXe siècle.

(source : http://www.lecodedesther.com)

 

J'ai dévoré avec plaisir ce livre, bon produit marketing, tentant d'innover avec les GR Codes,

et surtout offrant quelque contenu, humain et spirituel. Et j'y ai découvert quelques détails que j'ignorais encore. Mais, malgré l'ambition évidente, ce ne sera pas Da Vinci Code. Car après cette leçon captivante, que faut-il en déduire stratégiquement parlant ?

Le site sur sa contre-enquête n'apporte pas non plus grand chose :

voir http://www.codedestherlacontreenquete.sitew.fr

La Méguilah Esther est un Conte initiatique, typiquement oriental (judéo-iranien ?), exprimant

en dehors du contexte hébraïque, la face cachée de la destinée humaine, la dialectique absence-présence entre Dieu et l'homme.

Rappelons ce curieux balancement dans la Bible :

-        « Tu ne peux voir ma Face, car l'homme ne saurait me voir et vivre » (Ex.33,20),

-        « J'ai vu Dieu face à face, et j'ai eu la vie sauve » (Gen.32,31)

-        « En ton nom mon coeur dit : Recherchez ma face, c'est ta face que je recherche,

            O Seigneur ! Ne me cache point ta face.  » (Ps.27,8-9).

En d'autres termes, tout est écrit ; le destin de l'homme appartient seul à Dieu. Ce face-à-face

là concerne le croyant et l'incroyant, et procède de la tension visible-invisible, immergée dans

la contradiction du monde. Est-ce pour cela que la Méguilah sera le Livre Dernier ?

Il reste le mystère fondamental du destin d'Israël dont le Code d'Esther croiserait la Shoah, mais annonçant Assuérus-ment (sic) un jour une guerre majeure avec l'Iran, l'ennemi héréditaire. Pourquoi lui, encore et toujours ? Une partie du vrai secret est là, sans réponse, dépassant l'énigme de Pourim 1946.

Les guerres civiles syrienne et irakienne, avec l'expansion mortifère de Daech, nous rappelle que la malédiction de Gog est en route, d'ici le Septième Millénaire (2280 ?). La future bombe atomique iranienne visera autant Israël que la Péninsule arabique, et creusera au paroxysme le fossé religieux Chiites-Sunnites.

Mais, revenons aux 10 pendaisons de Nuremberg, et au testament lapidaire de Julius STREICHER. Nos deux écrivains-reporters restent dans la ligne classique de la présentation de la Shoah, et ne dérogent pas du cadre. Leur succès est pédagogique, mais pas révolutionnaire, car la question de fond posée par leur livre reste encore en suspens, même 69 ans après le procès de Nuremberg.

A savoir la nature profonde de l'axe Amalek-Haman-Hitler; et après ? La référence aux Amalekim et autres forces du antédiluviennes du Grand Mélange entretiennent le voile. Ce plan ontologique ou métaphysique caché derrière un éternel ennemi héréditaire nous échappe. Un certain Rav chuchote aussi depuis longtemps que quand la grande Allemagne se rapprochera curieusement de l'Iran, ce sera le début de la 3° Guerre Mondiale.

N'est-il pas opportun d'interpréter la tribulation de l'âme juive sous un autre angle ? Rappelons que si la Kabbale est le sens caché de la Torah, elle dépasse largement l'approche religieuse, car menant au degré tabou de la psychologie des profondeurs, le Sod.

  

Rappelons un instant la tribulation des Bnei Israël sur trois évènements majeurs :

1) -  la sortie d'Egypte (-1500 / -1250 ?),

2) - l'expulsion des Juifs d'Espagne (1492),

3) - la Shoah (1939-1945),

correspondant aux trois déchirures :

a) la déchirure égyptienne,

b) la déchirure judéo-espagnole,

c) la déchirure judéo-allemande,

et corollaires à trois autres évènements d'importance :

-        la conquête du pays de Canaan,

-        la découverte du Nouveau Monde,

-        la création de l'Etat d'Israël.

 

Sur 3500 ans, nous trouvons trace du schéma fréquentiel d'un accouchement douloureux pour obtenir un nouveau territoire. Avec en filigrane un enjeu répétitif, échapper à l'assimilation, de gré ou de force, afin d'exister intrinsèquement, face à face avec soi-même, dans son propre Absolu, le Dieu d'Israël.Y aura-t-il une suite ? Regardons à nouveau le passé :

On ne connait pas avec certitude les circonstances exactes de sortie des Hébreux d'Egypte, inspirée par l'explosion du volcan de Santorin, vers - 1500 av. J C, ayant fait baisser le niveau de la Mer des Joncs ? En plusieurs vagues postérieures ? Après l'Exode dans le désert, le pays de Canaan fut conquis à la pointe de l'épée, etc.

Les Hébreux affirmèrent progressivement leur identité, ou plutôt leur volonté permanente de la réinventer, ainsi que leur Dieu, ADON-AÏ à la place de ATON. Ainsi, Mosché Rabbenou se substituant à Moses : Fils.../ du dieu précédent ? - Yosseph à la place du Fils de Hapou, etc. (a)

Le refoulement de la matrice originelle égyptienne fut total, et il fallut plusieurs Tables de la Loi,

et autres renoncements pour y aboutir. La Face féminine et égyptienne de Dieu, devint alors exclusivement paternelle et israélite.

De fait, chaque liturgie est une invocation à enterrer Mitsraïm. les Juifs n'ont de cesse que de commenter la Torah, de réinventer Dieu et le peuple d'Israël. La judéité est exigeante, mais complexe, comme l'histoire le montre.

 

2. 1492 - la déchirure judéo-espagnole

Quand Isabel la Catholique décrèta l'invraisemblable en 1492, l'explusion des Juifs d'Espagne,

c'est un euphémisme de dire que l'assimilation judéo-espagnole était à son apogée depuis des générations. A cette époque, on ne savait plus discerner les marranos des conversos, les faux des vrais convertis.

Quand on pense que le Roi lui-même, Louis-Ferdinand, était juif par sa mère, une HENRIQUEZ.

Après il y eut Franco, et le Roi Juan CARLOS, comme Louis XIV, etc.(b) Aujourd'hui, personne ne trouvera à redire que le peuple espagnol est d'origine judéo-arabe.

Alors, le fléau de la balance se mis en route. L'Inquisition connaissait bien le sujet et pour cause : TORQUEMADA, « nouveau chrétien » (c), qui avait exigé la mise au pas et l'exil de ses frères, était lui-même un juif retourné, comme beaucoup d'autres.

Le premier complot anti-juif connu, de facture judéo-espagnole, démarra, décidé au plus haut niveau. L'âme juive paya le prix fort pour briser l'assimilation, au prix de la torture et de la mort.

Là aussi, le refoulement fut total, intérieur par la conversion forcée, et extérieur par l'exil.

Rappelons que les arabo-musulmans, et les Morisques, subirent le même sort.

Même si officiellement il ne s'agit là que d'un réaménagement politique du Royaume d'Espagne,

et si Juan CARLOS a demandé pardon pour le passé, et accordé la nationalité espagnole aux descendants qui en feraient la demande, le sens final de la dette semble encore inexpliquée.

Mentionnons cette sentence de Daniel SIBONY que nous développerons par la suite :

«  la haine de l'origine, c'est l'origine de la haine », et qui prend là un relief singulier.

Tout au long de l'histoire juive, se pose la question obsessionnelle du cadre de l'identité.

Et la réponse, de fait, n'est pas si simple, entre la scène officielle et les coulisses de l'intime.

Cependant, dans ce drame, un miracle d'un autre ordre se produisit : Christophe COLOMB, marrane officieux, et plutôt judéo-catalan que gênois, reçut l'aval de son amie la Reine pour son expédition, qui le laissa partir avec une cargaison de marranos vers les Amériques. Peut-être même lui donna-t-elle la carte pour y aller, dans la lignée des navigateurs préhistoriques, vikings et templiers, pour des raisons d'état, et que le coeur n'ignore pas... ?

Le calendrier de cet épisode est signifiant. L'expulsion et l'embarquement eurent lieu dans la foulée en Août 1492, avant et juste après la commémoration de Ticha Béav (9 du mois de Av 5252), marquant la destruction des deux Temples de Jérusalem. Et qui par la suite comprendra le drame espagnol et autres.

Le célèbre Gênois en titre mis le cap plein ouest, porteur d'une espérance messianique secrète,

en plus des affaires, la découverte d'un nouveau monde, pouvant permettre de sauver ses frères menacés? Et peut-être même de retrouver une partie des Douze Tribus perdues d'Israël.

Les 40 Marranos, fuyant l'Inquisition, et naviguant sur la Santa Maria échouant sur l'Ile de Navidad, furent massacrés à terme par les indigènes, et n'échappèrent pas à leur sort final.

Par contre, le résultat de l'expédition, fut comme chacun sait universel, comme souvent dans la création juive. Le Nouveau Monde était découvert, et de nombreux Juifs y trouvèrent une patrie.

Tant les Yehoudim, porteurs d'une dimension plus grande qu'eux-mêmes, sont aussi des Ivri'im,

le Peuple du Passage.

NB : nous dévelepperons cette thèse dans La Route du Code / Le Code de Christophe COLOMB, d'après le livre de Sarah LEIBOVICI, Christophe COLOMB Juif (Maisonneuve et Larose).

3.      Ha-Shoah - la déchirure judéo-allemande

 

Retour à Nuremberg. Hermann GÖRING, le premier accusé, échappa à la potence en se suicidant. Par contre, il avait un frère, Albert, ou plutôt un crypto demi-frère, car sa mère Franziska avait fauté avec le Ritter (Chevalier) Hermann Von EPENSTEIN, d'origine juive. Et d'ailleurs, Albert ressemblait plus à son géniteur qu'à son frère officiel (cf. Wikipédia).

La suite est connue. Les deux frères vont devenir des héros antagoniques à leur manière, dans un schéma classique d'opposition familiale - pour la reconnaissance inconsciente de leur mère, le père étant absent ? Hermann, l'aîné, l'as de l'aviation de la guerre de 1914, devint un haut dignitaire nazi, et accessoirement prédateur d'oeuvres d'art à grande échelle. Albert, le cadet, mena efficacement le combat comme résistant à l'ordre hitlérien, et risque d'être reconnu un jour en Israël comme Juste parmi les nations.

Cet imbroglio, peu banal en apparence seulement, est symptômatique de la profonde déchirure allemande qui va bouleverser l'Europe ancienne et le monde entier. Le second complot anti-juif, à l'enjeu judéo-allemand, décidé là aussi au plus haut niveau, voit le jour. Cette fois, on ne siffle plus la fin d'une partie, mais la destruction planifiée d'un pan de civilisation raffinée bâtie depuis des siècles, en partie sur un socle mixte.

Pour atteindre, comme chacun sait, la dimension indicible de l'Holocauste, Ha-Shoah. L'antisémitisme va devenir l'aiguillon d'une sinistre croisade finissant par le destruction des structures féodales de l'Europe au prix de 39 M de morts, dont 6 M de Juifs sur son territoire.

Emmanuel LEVYNE avait indiqué en son temps la Kabbale de la lettre Heith ח , comme celle du péché (a), en visant HITLER, HIMMLER et HEYDRICH. Sans parler d'Adolf EICHMANN, Martin BORMANN, et de bien d'autres...dont maintenant Julius STREICHER. Une certaine élite allemande connaissait parfaitement le monde juif, et avait de redoutables comptes à régler, et pas uniquement politiques.

(a) Ed. Tsédek.

Le Groupe de Thulé, créé par HIMMLER, avait entre autres cherché à calculer avec le Zohar le nombres de victimes juives à éliminer. Il avait mandaté le judéo-allemand Otto RAHN à retouver le Saint Graal, ce qui le mena à se suicider. On a voulu atteindre la maîtrise dans la Métaphysique du Mal. Pourquoi un tel souci ? Quelle pièce majeure s'est donc jouée là ?

Depuis quelque temps, de façon feutrée et insistante, un voile du tabou de la Shoah commence à se déchirer, comme si l'inconscient collectif juif et non-juif était prêt à se débarrasser enfin d'un douloureux et inavouable secret. Peut-être aussi parce qu'il y a désormais d'autre priorité que le passé.

Pourquoi Le Code d'Esther ressort-il maintenant ? Rien de nouveau sous le soleil, pourtant. A cause du succès du Da Vinci Code, de la menace iranienne ? Une leçon à l'usage des générations nouvelles ? Oui, pas uniquement. Mais encore...? Les psychologues savent qu'il y a un temps pour tout.

« Les 6 millions de malheureux juifs qu'ont tué les nazis ne l'ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché et qui ont fait des choses qu'il ne fallait pas faire. »

De qui émane cette stupéfiante et provocante déclaration en l'an 2000 ?

Du (zal) Rav Ovadia YOSSEF, grand leader spirituel sépharade à l'autorité incontestable en Halakha, mais controversé politiquement, du parti religieux israélien SHAS. Ce dernier n'avait pas l'habitude de dire n'importe quoi. Quand il jeta sa prédiction funeste sur Ariel SHARON à cause du Goush Katif (ex-colonie de peuplement expulsée de Gaza), le résultat fut à la hauteur...

Disons que Rav YOSSEF a voulu passer un message sur le Guilgoul (réincarnation des fautes), mais lequel réellement ? Et dans quel but ? Essayons de soulever un voile pudique de l'âme juive.

Adolf HITLER, n'ayant jamais pu prouver sa propre aryanité, sucite toujours la curiosité et la controverse. Pourquoi avait-il fait raser le village de son père, Aloïs SCHIKLGRUBER, devenu en 40 ans Aloïs HITLER, en raison de l'étrange mariage tardif de sa mère Maria Anna, bonne chez les ROTHSCHILD, avec le grand-père officiel d'Adolf, Georg HIEDLER ? On racontait que ce dernier était d'origine juive roumaine. On murmure maintenant qu'Aloïs, le père d'Adolf, serait un bâtard de la Maison de ROTHSCHILD, ou alors de leur chauffeur non-juif.

Le Führer, petit-fils du Baron Salomon de ROTHSCHILD, de Vienne ?! De mieux en mieux...

Il est certain qu'on nous cache quelque chose. Et les tests ADN de son fils présumé franco-allemand avec ses ancêtres officiels ne donnent rien, et pour cause.

Quant à Eva BRAUN, on aurait retrouvé récemment trace de son ADN ashkénaze sur sa brosse à cheveux, mais sa descendance refuse l'analyse pour le confirmer. Pourquoi continuer à tourner autant autour du pot ? Soi-disant, l'affaire est classée.

Tout ceci sent le secret de famille que l'on n'arrive pas à rompre. On en est encore là, et après tout quelle importance, etc. ? Les preuves du refoulement du complot judéo-allemand sont manifestes, mais encore trop insupportables à admettre pour la conscience juive, et le politiquement correct à l'occidentale. L'ennemi fut 100% allemand : il ne peut pas en être autrement. C'est déjà assez compliqué comme cela. Et tout a été dit sur les causes de la Seconde Guerre Mondiale et de l'antisémitisme.

On rapporte l'existence des SonderKommandos juifs dans les camps ; ils n'avaient pas le choix.

Pour mémoire, Hannah ARENDT dans Eichmann à Jérusalem rappelle « le rôle des Conseils juifs (Judenräte), puis une police spéciale juive, constitués exclusivement de Juifs qui collaboraient avec le régime nazi et aidaient à la déportation des leurs (…) Eichmann attendait - et reçut, à un degré absolument extraordinaire - leur coopération. (…) Les nazis considéraient la coopération des juifs comme la pierre angulaire même de leur politique juive. Aucun membre de ces Conseils n’a été appelé à la barre à Jérusalem. »

Et toute la polémique qui s'ensuivit, en plus du débat sur la banalité du mal. La réalité technique de cette entreprise de mort n'est pas notre propos.

La face immergée de l'iceberg n'intéresse personne d'aucun bord. Comme sur l'Espagne du XV° siècle, on ne veut pas trop fouiller. Et défense de toucher à l'icône de Christophe COLOMB.  Creuser l'inconscient n'est pas l'un des buts de la vie pour la majorité. Pour nous, c'est l'inverse. CQFD.

Et pourtant, les judéo-allemands, les allemands d'origine juive depuis des générations, furent présents dans les rouages de l'appareil nazi à tous les niveaux, sans parler de la Wehrmacht. Le médium d'Hitler avant et pendant son ascension en faisait partie; ll s'appelait NABUSSAN.

Les deux compères passèrent un pacte magique avec des mandragores, que n'avait pas désavouées en son temps Léa, la première femme de Jacob pour engendrer Issachar sous le nez consentant de Rachel, grâce à celles (doudaïm) amenées par son autre fils Réouven. Il est vrai que le prénom du célèbre Patriarche était le second d'Adolf sur son passeport...

Si HITLER rompait le pacte avec NABUSSAN visant à le conforter dans sa prise de pouvoir, au bout de 12 ans la mort viendrait le chercher. C'est bien ce qui arriva, d'abord par l'exécution du second en 1933 sur ordre du premier, qui se suicida ensuite dans son Bunker de Berlin à la Walpurgis Nacht du 30 Avril 1945 ! Les dirigeants du III° Reich baignaient dans l'occultisme, en particulier HIMMLER, et osons-le dire, dans une drôle de Kabbale runique issue de l'ancien monde.

La maîtrise de l'exécution de la Shoah est sans conteste made in Germany. Mais qu'en est-il de son intelligence métaphysique ? Il est symptômatique de constater que le peuple juif fut attaqué au nom de la pureté de la race allemande, alors que lui-même essaye depuis des siècles de figer et de conserver son identité intégrale. Un malaise en cacherait-il un autre, l'équilibre dans le déséquilibre ?

La relation du peuple israélite et de son Dieu contient une liste de bénédictions et de malédictions confirmées à plusieurs reprises dans la Torah. Et si ADONAÏ était l'Inconscient Ultime de l'ADN ?

A la veille du Désastre, l'assimilation judéo-allemande était plus que consommée, même institutionnalisée. Beaucoup avaient oublié, enfoui leur origine et leur religion, s'étaient convertis au christianisme depuis longtemps. Le pays brillait des mille feux de la culture et de la civilisation. Pourtant, l'Horloge va sonner le tocsin pour annoncer l'Ange Exterminateur qui va effacer le cours du temps, le passé prospère et heureux dans une logique implacable et sans obstacles.

Solve Coagulaque - Dissoudre et Coaguler. Cette Alchimie-là aux confins de la vie et de la mort se situe dans les abymes des profondeurs de notre âme collective, et procèderait d'une Logique supérieure (sic). La Shoah cassa définitivement l'assimilation judéo-allemande et des pays concernés par le génocide, et confirma le peuple juif dans un nouveau destin déjà en cours en Palestine.

 

La société germanique chercha à se débarrasser totalement de ses Juifs, et partout, quitte à perdre son âme, car le prix à payer était exactement celui-là : se débarrasser coûte que coûte du Juif en soi, insupportable et entropique, en le tuant ; mais sans se suicider. Une grave et lourde schizophénie.

Ouvrons un moment une parenthèse pour évoquer le génocide des Khmers Rouges au Cambodge. Le Prince Norodom SIHANOUK déclara une fois :  notre civilisation était raffinée, mais au fond de notre âme se trouvaient les forces de mort qui n'attendaient que de se manifester pour la destruction. Que se cache-t-il dans la profondeur juive ? C'est bien à la Torah de le savoir.

Et Dieu, était-Il présent à Auschwitz ? La réponse est aussi insoutenable que la question.

Dieu étant présent dans la victime et le bourreau, on ne peut que citer cette phrase lapidaire,

en exergue du roman d'André SCHWARTZ-BA, Le Dernier des Justes : « Le ciel était bleu à Auschwitz. » Comprenne qui pourra.

 

Le Grand Médium de cette Opération finale fut donc Adolf (Jacob) HITLER.

Arrêtons-nous un instant sur l'étrange chemin de vie de ce personnage énigmatique.

 

Né le 20/4/1889 en Autriche : chemin de vie 5 /14 : énergie et changement par l'oubli, la remise à zéro. Trois passages marquants sur 3 x 9 ans :

-        1920 - 31 ans : se lance comme orateur, et forme le NSDAP,

-        1929 - 40 ans : commence son ascension,

-        1938 - 49 ans : réalise l'Anchluss avec l'Autriche, en année personnelle 1.

            Ensuite, sa numérologie se lit comme un livre d'histoire :

-        1939 - année personnelle 2 : déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, victoires,

-        1940 - a.p. n°3 : autres victoires,

-        1941 - a.p. n°4 : l'Angleterre résiste, premiers échecs,

-        1942 - a.p. n°5 : campagne russe, changements, revers,

-        1943 - a.p. n°6 : chute de Stalingrad, la roue tourne,

-        1944 - a.p. n°7 : Débarquement en Normandie, complots,

-        1945 - a.p. N°8 : Loi karmique, défaite totale et suicide.

 

Le programme de son Ange est LELAHEL - Lumière, N°6.

Aptitude à la célébrité et à imposer sa volonté.

Sentier séphirotique particulièrement ardu, et hors du commun :

Kéther - (Daat) - Tiphéreth - Netzah.

Le moi supérieur puise dans l'Esprit et la Connaissance cachée, à travers la Nuit de l'Ame, et dans les Forces occultes les moyens de rayonner ! En plus, il a accès à la Merkabah, aux puissances du Char Céleste : rien ne l'arrêtera. L'équilibre est impossible, à moins de vouloir être un saint.

 

Ici, en occurrence, ce Leader réussit le tour de force (sic) de se mettre aux services de Lucifer et de Satan à la fois, pour la victoire du Péché.

Enfin, HITLER : H - I - T - L - R : Heith - Yod - Tav - Lamed - Resch :   ח י ח ל ר  :

- la main du péché pour élever la mort en principe,

- et/ou la main du péché pour détruire un principe afin d'en élever un autre, un ordre nouveau.

Et la Torah, comme souvent, finit d'assembler ce puzzle morbide  :

Selon le calendrier hébraïque, sa date de naissance relève du 15 Nissan 5749, et donc de la période de Pessah.

Adolf Jacob HITLER a donc bien participé à la sortie à l'envers du peuple juif vers Mitsraïm, l'Enfer créé par sa folie, en activant la Plaie suprême, afin de clore une époque, et d'accélérer à son insu la nouvelle Tribulation collective vers Canaan-Israël.

Sa mort, le 30/4/1945 - 17 Iyyar 5705 - ramène à la concusion de la Paracha EMOR (Vayikra) : « Parle » : l'exécution pour blasphème, le châtiment pour meurtre...

En référence au schéma fréquentiel décrit en introduction, on pourrait estimer que la conséquence indirecte de la Shoah fut la création de l'Etat d'Israël en 1948. Les personnes concernées ne souscrivent pas à une telle hypothèse, car un tel Drame ne se discute pas, et que le retour à la Patrie d'origine était inéluctablement en route. Varsovie ne serait pas demeurée à terme la capitale mondiale du judaïsme.

Pourtant, il apparaît bien qu'Israël, le Dieu Tutélaire, a bien rappelé son Peuple dans son Lieu selon son calendrier. Cette logique reste mystérieuse, tout autant que l'avenir entre les enfants d'Israël et d'Ismaël : toujours une histoire de famille !

La lettre SHIN  ש la plus mystérieuse de l’alphabet hébraïque vient à notre secours, grâce à l’interprétation d’Annick de SOUZENELLE (La Lettre, Chemin de Vie - Dervy).

« Ceux-ci (les frères ennemis) sont encore Israël et Ismaël. Chaque peuple incarne une énergie qu’il ignore. La force de chacun est inscrite en son Nom. (…) Nous voyons ici que chacun des deux frères porte en son nom le germe de vie de l’autre.

Israël  י ש ר א ל  - celui qui combat - écoute.  Ismaël  י ש מ ע א ל  celui qui écoute - combat. »

Le SHIN ש contient l’énergie des profondeurs devant s’accomplir un jour dans le Nom (Dieu).

Il est douteux que la paix des territoires, et la paix spirituelle adviennent un jour dans un tel noeud gordien. La guerre semble être le seul moyen pour la redistribution des cartes sur un plan régional et mondial.

L'avenir reste incertain pour Israël, dont le schéma artificiel ne semble pas pouvoir durer éternellement. La clé tournerait autour du nombre 70 :

-        la 70° Semaine de Daniel serait annoncée pour Israël en 2017, soit un cycle de 7 ans, correspondant aux Derniers Jours du même Prophète.

-        Ou comme le murmure un niveau de l'âme du monde, quand on s'installe (cf. Vayechev), 70 ans après la création de l'Etat -1948 + 70 = 2018 - un certain type d'ennuis, relevant d'un autre ordre, ne risque-t-il pas d'apparaître ? Le programme d'équilibre de la Loi de Jacob avec les 70 nations ne sera-t-il pas arrivé à un tournant ?

-        Le film s'arrêterait comme dans une salle obscure, à la fin de la séance. Zoom back caméra ! Sous Israël, la Palestine et l'Egypte; le retour du Moses initial dans la trame du temps ? Le temps historique succédant aux temps psychologiques de l'Alyah, désormais consommés ?

http://lenouvel-editions.com/2015/09/13/roch-hachana-5776-7-25-la-foi-dans-la-lutte

-        Pourtant les signes annonciateurs sont là : 2011, la Palestine devient membre à part entière de l'UNESCO. 2015, annonce des levées des sanctions occidentales contre l'Iran, en échange de la réduction du nucléaire militaire. Difficile d'y croire. Que se passera-t-il dans deux ans ?

http://lenouvel-editions.com/2015/09/27/aid-el-kebir-1436-funestes-presages-a-la-mecque

L'aveuglement des discours fait réfléchir dans un environnement intrinsèquement instable. Demain sera un autre jour...et la roue tournera. Que faut-il déduire des leçons de l'histoire juive ?

De la 13° Tribu invisible au Rassemblement des Etincelles...

La normalité juive se soucie guère des formes cachées ou inconnues de judéité. Pourtant, tout un monde autre existe en-dehors d'Israël et de sa diaspora. Ce monde hybride, je le nomme la 13° Tribu, vérité sociologique et souterraine de l'inconscient collectif; un mode de fonctionnement et de transmission tout au long de l'histoire humaine. J'en fais partie, et le fond de mon projet Féeric, les Lieux magiques est ma contribution.

Qui ne se souvient de ce livre savoureux et sensationnel Les Juifs de Roger PEYREFITTE (1965 - Flammarion). Tout le monde est juif, peu ou prou, en particulier dans le Gotha, et le semi-Gotha ? Néanmoins, la liste impressionnante des noms cités, en particulier en France, permet de mesurer la profondeur cachée de l'iceberg. Et enfin de regarder la réalité en face.

"Les juifs n'étaient pas ce peuple à la piété rigide (...), au contraire (...), pendant des siècles, ils se sont mélangés avec les Cananéens, les Egyptiens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Arabes...et les Chrétiens d'Europe."Shimon PERES expliquait qu'aujourd'hui encore ce processus se poursuit."Connaissant à peu près la démographie juive à l'époque du Christ, il devrait y avoir sur terre  300 à 400 millions de Juifs. Il y en a moins de 15 millions, où sont passés les autres ? Ils sont devenus arabes, musulmans, chrétiens et parfois antisémites." (Shimon PERES, communication personnelle, octobre 2017, cité dans Psychothérapie de Dieu de Boris CYRULNIK, p.249, Ed. Odile Jacob.)

Le sujet reste tabou est gênant des deux côtés, à tort. On fait fi de la mémoire génétique qui se réveille des générations plus tard, livrant à l'exil psychologique quantité d'âmes plus ou moins 'juives", qui n'est pas le problème des rabbins. Au plus, un sujet d'étude pour l'Université Hébraïque de Jérusalem. Car après, le problème devient religieux, dans l'enjeu permanent et vital de l'identité juive. Pour survire et durer, il faut fixer les règles d'un modèle dominant, conforme à la Loi du Père.

Rappelons aussi que tout groupe humain organisé n'hésite pas selon les générations à faire des mariages exogames, en-dehors de la tribu, pour infuser un nouveau sang et programme de régénération. Dans les secrets de familles juives, cela existe, et la conversion l'entérine bien volontiers.

De même, il aurait pu y avoir déjà une 13° Tribu judéo-arabe au Maghreb, tant les mélanges furent nombreux, mais les rabbins sépharades renoncèrent à la reconnaître. La reconnaissance des Falashas fut la part justifiée donnée à l'Afrique en raison du passé "biblique.".

Il existe en Occident, à tous les niveaux de la société, une masse indéterminée de personnes d'origine juive. Elles ne sont pas juives en titre, et souvent elles l'ont oublié, ne veulent pas le savoir, ou l'ignorent tout bonnement. On les appelle parfois les juifs invisibles, mais c'est bien plus compliqué que cela. A partir de quel pourcentage héréditaire fonctionnerait-il ?

Partons du concept lourianique de Rassemblement des Etincelles (Qibouts Nitsotsot). Et commençons par ces étincelles, ni juives, ni non-juives, en sommeil, dont le germe ne s'est encore ni réveillé, ni révélé, ni manifesté. Même si parfois transmis inconsciemment de génération en génération, en véritable secret de famille.

Un jour, ces étincelles pourront rentrer dans un cycle de retour à la source, telles les anguilles parcourant 5000 km pour retrouver la Mer des Sargasses. Nous les appellerons arbitrairement les Gueoulim  גאל'ם - la racine Guéoulah signifiant la rédemption.

D'autres étincelles pourront rester dans le status quo, ou refuser cette fécondation future, et parfois enclencher un mouvement de refoulement, d'expulsion menant à l'antisémitisme et à la destruction. Nous les nommerons à notre façon les Galoutim  גלותים - la racine Galouth marquant l'exil. Juste un exemple, Céline. Son antisémitisme prend alors une autre allure.

Mais le Rassemblement des Etincelles n'est pas qu'un concept kabbalistique et mystique sur l'exil, la réparation et la rédemption. De fait, il représente une réalité de gestion des ressources humaines d'un peuple, permettant de survivre, se développer et se régénérer. Je connais de près l'histoire de plusieurs familles juives qui le corrobore.

On est loin du canon du discours officiel : être juif à 100% et 24H/24. Cela fait des millénaires que le système de renouvellement fonctionne, en prenant des places, des parts de marché dans le monde non-juif, par le jeu des alliances et des engendrements. Une véritable distribution de rôles entre la religion et le peuple juifs. Et la promesse du potentiel de la 13° Tribu que l'on « ignore. »

Et pourtant le mystère principal d'Israël reste entier. Tout tient dans deux phrases de l'Evangile : « C'est vous le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera-t-on ? (…) c'est vous qui êtes la lumière du monde... » (Mt. 5, 13-14). Le rôle universel d'Israël est confirmé dans son propre processus de reproduction. Et, n'en déplaise, à ce titre, la Torah devait logiquement engendrer le Nouveau Testament. Plus le reste.

Conclusion : Pourim 1946

L'étincelle que cultivait, refoulait et expurgeait à la fois Julius STREICHER et ses congénères, dont la contradiction de vie et de mort était le combat, fut le moteur de la destruction des Juifs et d'autrui, pour aboutir enfin à la leur, à leur groupe, et à une partie du peuple allemand.

« Qu'on en finisse », semblait être leur credo : solution finale, temps de la fin...En tuant l'étincelle extérieure, ils rachetaient l'étincelle intérieure. C'était là leur rédemption et leur mission, le sens de leur Svatiska, dans la folie de prendre le monde entier comme bouc émissaire dans leur théâtre d'ombre. L'ordre nouveau n'était qu'un leurre, car quand on revient en arrière, l'avenir ne vous appartient plus.

Si le suicide d'Hermann GÖRING à la dernière minute, placa son remplaçant sur la liste du destin, c'est bien pour livrer leur secret de façon codée. S'il était 100% allemand et rien d'autre, était-il concerné à ce point par l'histoire juive pour s'y identifier à ses derniers instants ? Qui parle, le nazi ou l'autre ?

Le sens majeur de la Méguilah Esther serait d'annoncer un danger réel de destruction future d'Israël par l'Iran. Si le calcul guématrique superposant les 10 fils d'Aman avec les 10 Condamnés de Nuremberg est juste, ce croisement historique ne servirait qu'à prévenir d'un drame futur possible, en se basant sur la preuve avérée de la Shoah.

Si Esther demande au Roi la pendaison des 10 Fils d'Haman après leur exécution, n'est-ce pas un message a posteriori, le pire, la Shoah, étant déjà arrivée, donc confirmée, et pouvant se reproduire dans le futur ? D'où la nécessité de veiller et d'agir à nouveau.

Dans la logique répétitive hébraïque, un Holocauste est possible, mais en corollaire vers quelle future déchirure ? En visant à terme quel nouveau territoire, quel monde à découvrir ?

Le jour où un vaisseau spatial ira conquérir une nouvelle planète vie, croyez-moi, dans le sillage de Christophe COLOMB, les Bnei Israël, qui sont aussi les Enfants du Code, seront de la partie, Be'ezrat Hachem.

© André Martins de Barros

Souvenez-vous : « La Semence d'Israël vient du Septième Ciel. » (Zohar)

La déchirure terrestre ? YHVH étant MaQoM, le carré du Lieu (d), la solution, évidente, dépendra de Sa Volonté.

1945 - 2015 : 70 ans. 70, valeur de la lettre Ayin : ע : l'oeil, la source.

Il est temps de voir dans le passé les choses du futur, autrement.

Au nom du renouvellement.

 

© Eric LE NOUVEL

 

(a) in notre site, La Route du Code / le Shem-Ha-Meforash.

(b) Les Juifs de Roger PEYREFITTE (Flammarion, 1965)

(c) cf. Wikipédia

(d) in notre Route du Code / Ha-MaQoM...Dieu est le Lieu.


(Photos Wikipédia)

 

A VOIR

- Les descendants juifs de Hitler, Himmler, Goering et Goebbels - Noémie Grynberg.

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