L'ABBAYE N-D DE BOQUEN ET SES SAINTS BRETONS

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L'ABBAYE NOTRE-DAME DE BOQUEN (22640 PLENEE JUGON), en lisière de forêt, un lieu privilégié de présence spirituelle accrochée aux siècles, grâce aux prières et sacrifices des moines et moniales, aujourd'hui des laïcs. Un espace sacré dans le silence avec ses creux et ses pleins.

Deux communautés se succèdent : les Soeurs de Bethléem en 1976, la Communauté charismatique du Chemin Neuf en 2011.

Une (ancienne) abbaye cistercienne de plus ? Regardons d'un peu plus près.
Bâtie au XII° siècle, fermée à la Révolution, elle se réveille en 1936 grâce à Dom Alexis PRESSE.

« Cinq siècles de ferveur et de régularité convenable, un siècle et demi de laisser-aller et de décadence, ainsi donc peut se résumer l'histoire religieuse de Boquen. » (*)

    

Ah, on remarque déjà que la loi d'entropie et de néguentropie, fréquente dans la vie d'un lieu, est ici fortement accentuée dans les cycles de vie-mort-résurrection, sur deux périodes, deux chiffres : 500 et 150 ans.

Le premier (500) nous interpelle :
En référence à la mort de Jeanne d'Arc : 1431. Résurrection de son rôle spirituel : 1929, soit une période de 498 ans.

Mais, ce n'est pas tout, regardons d'un peu plus près l'histoire des reliques des Saints Moines fondateurs des monastères bretons.

Vers l'an 920, face à l'invasion normande, les moines bretons emmènent à Paris les reliques de dix-sept Saints à la future Abbaye de Saint Magloire. Certaines repartent en Bretagne, une fois le danger écarté. Mais huit restent à l'Abbaye parisienne. Elles seront transférées à l'Abbaye de Boquen en 1953.

Leurs pérégrinations s'étalent sur plus de 1000 ans.
Ce sont les restes de Saint Samson, Saint Corentin, Saint Brieuc, Saint Malo...

 

Ces 4 Saints forment déjà les 4 étapes du Tro Breiz, le célèbre pélerinage du Tour de Bretagne.
Puis, Saint Magloire, Saint Lunaire, Saint Méloir et Saint Trémore.

Encore des chiffres dans son histoire. Mais laissons de côté la numérologie. Simplement, le temps questionne et se compte comme autant d'étapes, car elles ont leur importance spirituelle.

Le compte est bon. Une partie de l'âme bretonne habite Boquen. Rien que cela.

Une autre période récente nous parle, le « printemps de Boquen » autour de la figure charismatique de Dom Bernard BESRET qui enflamma sa Communauté (1964-1973). Un vent de remise en cause et de renouvellement passa dans le souffle de ces années-là.

Celui-ci quitta la vie monastique en 1974, et se convertit au Taoïsme en 1997.
Il fonda en 2010 un Centre de Culture Traditionnelle Chinoise sur une montagne taoïste en Chine.

Pas banal, non plus. Est-ce dire que Boquen révèle les âmes fortes, qui rappelons-le, ont la préférence de Dieu. Mais comment habite-t-Il ce Lieu ?

Voyons, BOQUEN : B - Q - N : Beith-Qof-Noun : ב ק ן
Le temple - la sainteté - la tradition, et l'autorité qui en découle.

Cette exigence concentrée permettrait d'envisager un cycle où l'essence se manifeste, quitte à introduire ensuite un intervalle de vacuité.

Parfois, le principe du renouvellement est proclamé par un autre leader, car l'Esprit en a besoin pour se manifester et perdurer. Vrai, BOQUEN égale aussi 2 / 11, la révélation avec la rencontre (du divin).

Enfin, le degré de sainteté se confirma par l'installation des huit reliques pour que l'âme bretonne demeure.

Ainsi, le puzzle s'assemble dans ce sens.

Boquen, le Lieu exigeant et subtil de la Tradition.

 

© Eric LE NOUVEL

 

(*) cf. www.infobretagne.com

 

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Dom Alexis, le chant des pierres

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